J'OSE demander une augmentation

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J'OSE demander une augmentation Seules 13% des femmes osent demander une augmentation contre 23% des hommes (Sofres 2003). Il est temps d’afficher sans complexe notre ambition (si, si) et notre valeur. Si ce n’est pas le moment des augmentations dans la boîte, c’est encore mieux pour se faire entendre. Kit de survie à l’usage de la Wonder Woman qui mérite d’être reconnue. Prête, foncez.


On choisit le bon moment.
Une semaine où le boss n’enchaîne pas les réunions, il sera plus à l’écoute. Et prenons un rendez-vous après le déjeuner : un estomac plein est toujours mieux disposé.

On se coache mentalement.
Mantra à répéter dès que le rendez-vous est fixé : je vais réussir. A alterner avec : Cendrillon, c’est fini. On liste nos derniers succès dans la boîte, même si on vient de rendre le dossier du client avec deux heures de retard. Ces deux heures ont fait toute la différence, le dossier n’est pas moyen, il est béton. Si nous, on n’en est pas persuadée, peu de chance de convaincre notre boss.

On se prépare physiquement.
On oublie le décolleté, même s’il est canon. On ne se la joue pas Cosette non plus : on prévoit une paire de collants de rechange, car rien de mieux pour se sentir nulle qu’une échelle sur le mollet. Et on porte des vêtements dans lesquels on se sent sûre de soi. Objectif : faire valoir notre compétence pas nos atouts physiques.

On est stressée.
C’est normal, on est une pionnière, une fille qui ose, ça demande quand même un peu de courage. Cinq minutes avant l’entretien, on respire : 10 fois, calmement. En comptant à chaque inspiration.

On entre dans le bureau.
On sait combien on vaut, on n’a pas 5 ans sur le grand plongeoir, on sait nager, on sourit. On énonce la liste de nos succès (le dossier pas moyen mais béton), sans hésiter à solliciter l’avis du boss : « on pourrait faire un débriefing de 20 minutes tous les lundi matins avec l’équipe, qu’en pensez-vous ? ». Le boss adore se sentir essentiel, on se le met dans la poche.

On formule clairement son souhait de gagner plus sans mentionner
de chiffre.

Parce que l’on ne connaît ni son budget « augmentations de l’année » ni à combien il nous évalue. Inutile de mentionner que la peste du bureau d’à côté gagne plus, ça nous dessert. Puis on se tait.

On ne panique pas.
Si le boss noie le poisson (« je n’ai pas de budget, c’est la crise »), ou annonce un chiffre, forcément inférieur à ce que l’on attendait. Non, on n’est pas nulle, c’est juste la règle du jeu. Et on n’a rien à perdre, tout à gagner, de l’argent, de la crédibilité, de la visibilité.

On ne repart pas les mains vides.
Même si on n’a pas eu ce qu’on voulait, on ne lâche pas l’affaire. On négocie, avec bonne humeur, comme au marché : une prime ou un avantage en nature (congé sans solde, horaires aménagés, notes de frais, formation), plus de responsabilités. A la fin de l’entretien, on a gagné quelque chose de crucial : la confiance en soi.

À TESTER

La marque Head&Shoulders a fait le pari de nous prouver qu’on peut dire adieu aux pellicules qui nous gâchent la vie. Elle a mis au point un testeur malin à faire chez soi pour vérifier l’efficacité de ses shampooings antipelliculaires : on passe le testeur dans ses cheveux, si on a des pellicules, on le voit illico. On se lave les cheveux pendant au moins deux semaines avec le shampooing Head&Shoulders, et on refait le test. Plus de pellicules ? Non, plus de pellicules.
Il fallait oser.