Il est accro aux jeux vidéo

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Il est accro aux jeux vidéo C’est l’un des passe-temps favoris des jeunes, des garçons comme des filles. Et pour cause : 76% d’entre eux possèderaient une console vidéo, selon une étude TNS sur le comportement multimédia des moins de 20 ans publiée en février 2008. Quand presque tous peuvent jouer directement sur l’ordinateur familial... Pourquoi passent-ils autant de temps sur leurs jeux vidéo ? Est-ce dangereux ? Comment les aider? Découvrez nos conseils et les avis des spécialistes

Pourquoi passent-ils autant de temps à jouer ?
Les jeux vidéo peuvent prendre différentes formes et proposer autant de jouer au foot, d’être un gangster, un pilote de formule 1 que de sauver le monde ! Les jeunes apprécient de rentrer dans la peau d’un personnage au moment où ils se construisent. Cela leur permet aussi de faire des activités inaccessibles dans la vraie vie. Selon Benoît Virole, psychologue et auteur Du Bon usage des jeux vidéos (Hachette), « ils procurent un type de plaisir que les autres jeux et vecteurs de culture n’offrent pas, lié à l’interaction entre l’enfant et le monde virtuel dans lequel il va agir. L’enfant se projette dans un avatar représenté dans le jeu. »

Quels sont leurs bienfaits ?
Pour les experts, certains jeux utilisés avec modération stimulent l’imagination des jeunes et les aident à grandir. Le psychiatre Serge Tisseron affirme dans Qui a peur des jeux vidéo (Albin Michel) qu’ils renforcent leur dextérité manuelle et visuelle. Ils sont aussi un moyen de se sociabiliser en en discutant avec les copains à l’école. Et ils peuvent également restaurer des relations familiales : des consoles comme la WII ont transformé le jeu vidéo en un moment convivial où les membres de la famille s’affrontent au bowling, au tennis…

Quand faut-il s’inquiéter ?
Quand l’ado passe plus que quelques heures par semaine devant sa console ou son écran d’ordi et que son premier geste en rentrant de l’école et de l’allumer. Soyez vigilants si vous vous apercevez qu’il y consacre tout son temps libre, qu’il s’isole de ses copains et qu’il devient plus difficile de communiquer avec lui…

Quels sont les dangers ?
Ceux qui abusent des jeux vidéo peuvent souffrir de fatigue visuelle, de nervosité, de vertiges, de troubles de la conscience et de l’orientation… Les scientifiques ont démontré qu’ils pouvaient également être un facteur déclenchant pour les épileptiques photosensibles. Une forme d’épilepsie qui ne concerne qu’un épileptique sur 20 (0,5 à 0,8 % des enfants de 4 à 14 ans). Autre raison de s’inquiéter : l’addiction qui se manifeste par la rupture du lien social, avec l'école, la famille, les amis… Le jeu occupe toute sa journée et le jeune ne sort même plus de chez lui. Selon Michael Stora, psychologue fondateur de l'Observatoire des mondes numériques en sciences humaines (OMNSH) cité par Le Figaro (le 15 octobre 2007) « insidieusement s'installe ensuite la schizophrénie, quand il commence à se prendre pour leur avatar»… Impossible pour lui de différencier la réalité du virtuel.

Comment l’aider ?
On fixe des limites et on maintient le plus possible le dialogue. Diaboliser sa console ne sert à rien. Mieux vaut s’y intéresser… L’idéal est de jouer avec lui pour vérifier que le jeu ne comporte pas de scènes violentes mais également pour surveiller son comportement et modérer le temps passé devant l’écran. On essaie aussi de dédramatiser et commenter ce qu’il s’y passe pour l’aider à prendre du recul. Autres conseils : assurez-vous que la pièce dans laquelle il joue est suffisamment éclairée, qu’il n’est pas trop près de l’écran et qu’il fait des pauses régulières de 10 à 15 minutes toutes les heures. Enfin, pour s’assurer qu’un jeu est adapté à son âge, vérifiez la norme indiquée sur le devant de la boîte (3+ pour 3 ans et plus…)

Avez-vous un ado accro aux jeux vidéos ? Comment faites-vous pour le modérer ? Quelles limites avez-vous fixées et comment ?