« Tu conduis ou je conduis ? » demande-t-il, déjà inquiet, devant sa voiture. « Laisse, c’est moi ! » jubilez-vous, sa voiture est tellement mieux que la vôtre ! A peine, le contact mis, il vous épie du coin de l’œil et se transforme en code de la route ambulant :« Attention, le vélo, ton clignotant ! » « C’est rouge, freine » « C ‘est vert »… Pour finir par croiser les bras en regardant par la fenêtre et en marmonnant un « Non mais d’accord, je ne dis plus rien ! », alors qu’il n’en pense pas moins.
Voici quelques phrases à vous répéter pour vous mettre dans de bonnes dispositions quand votre femme est au volant :
« J’ai eu une belle vie. Toutes les bonnes choses ont une fin. »
« Après tout, ce n’est qu’une voiture… Tout ça c’est matériel ».
« Les rayures c’est tendance ».
« C’est pas si terrible… On aurait pu avoir la belle-mère à l’arrière »
Si toutefois ces petites phrases ne suffisent pas à vous apaiser, vous pouvez tenter les techniques ci-dessous pour mettre fin à votre calvaire.
1/ « Chérie, la route est bourrée de radars, mieux vaut que je sois au volant, on ne sait jamais. Je préfère que ce soit mes points qui en prennent un coup. »
2/ Piquez lui son magazine et amorcez la lecture de quelques articles puis terminez-les dans votre tête en laissant s’échapper des « non ! », « je rêve », « terrible ! ».
Elle ne pourra résister à l’envie d’en savoir plus. Vous aurez là peut être une chance de récupérer le volant.
3/ Convainquez-la qu’elle a vraiment mauvaise mine, qu’elle en fait trop, qu’il faut qu’elle pense un peu à elle. Que c’est votre devoir de mari de prendre soin de sa petite femme. Dites-lui que vous acceptez de prendre le volant si elle promet de se reposer sur le siège passager.