Isolation : pourquoi c’est écologique ?

Famille
27/05/2021

Isolation : pourquoi c’est écologique ?

Pour réduire ses émissions de CO2, le logement est un passage obligé : c’est la deuxième source la plus importante d'émissions en CO2 d’un foyer, derrière les transports. Or dans le logement, c’est le chauffage qui consomme le plus. Mais grâce à une bonne isolation, vous pouvez réduire votre chauffage, améliorer votre confort et valoriser votre bien.

Avec une bonne isolation, vous réduirez vos dépenses d’énergie en optimisant la répartition et la conservation de la chaleur. En été, une bonne isolation fera obstacle à la chaleur et limitera la consommation de la climatisation. Surtout si vous optez pour la fibre de bois, qui opère comme une barrière thermique pour 6 à 12 heures, contre 4 à 6h avec de la laine de verre.

Le saviez-vous ? Le chauffage représente 67% des dépenses énergétiques d’un foyer en France, contre 73,8% en Belgique, avant l’eau, la cuisine, les appareils électroménagers ou l’éclairage.

Laine de verre, matériaux biosourcés : quel isolant choisir ?

Les matériaux les plus utilisés sont les laines minérales (de roche ou verre) et la mousse de polyuréthane, car elles sont faciles à poser et peu coûteuses. Mais ces matériaux sont peu écologiques car ils consomment beaucoup d’énergie grise, soit la totalité de l’énergie consommée de leur production à leur destruction. Au contraire des isolants biosourcés d’origine animale ou végétale - lin, liège, fibre de bois ou paille - qui sont eux inoffensifs pour la santé et plus durables. Seul bémol, ils coûtent plus cher, notamment car leur épaisseur est souvent deux fois supérieure à celle des isolants classiques.

Le saviez-vous ? Cultivées depuis des millénaires pour la confection de vêtements, les fibres de lin non utilisées sont réemployées pour fabriquer des panneaux isolants pour les murs, les toitures et les combles.

Toit, murs, plancher : où isoler en priorité ?

  • D’abord le toit et les combles, qui représentent 30% des pertes en énergie. Pour les combles, préférez le chanvre, une matière première renouvelable, qui a la capacité d’assimiler le dioxyde de carbone (CO2). Une isolation en chanvre ne contient aucun additif nuisible à l’environnement et ne constitue pas un danger pour la santé des occupants. De plus, c’est un matériau imputrescible, que les animaux n’attaquent pas.

Le saviez-vous ? La performance d’un isolant est évaluée par sa résistance thermique appelée « R ». Plus R est élevé, plus l’efficacité de l’isolant est grande.

  • Ensuite, les murs (30 % de déperdition). Pour les murs, privilégiez une isolation par l’extérieur (ITE), car elle supprime la majeure partie des ponts thermiques, soit des parties du bâtiment les plus perméables à l’extérieur : planchers, coffre de volets roulants, menuiseries, etc. De plus, elle n'empiète pas sur l’espace intérieur et les travaux se font à l'extérieur, sans vous gêner. Pour les parois vitrées, le plus efficace est de remplacer la totalité de la fenêtre. Les menuiseries peuvent être en PVC (le moins cher), en bois ou en aluminium (le plus coûteux). Dans un environnement bruyant, préférez un double vitrage asymétrique.
  • Enfin, le plancher (10 %). Pour le plancher, privilégiez la laine de bois, composée de fibres de bois. Un matériau sous forme de panneaux semi-rigides en vrac répandus sur un plancher. Ses performances d’isolation en matière thermique et phonique sont remarquables en hiver comme en été, et elle contribue à rendre l’atmosphère ambiante d’une maison plus saine, notamment au-dessus d'une pièce non chauffée, comme une cave ou un garage.

Une valorisation écologique

À l’issue du diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoire depuis le vote de la loi Climat et Résilience en mai 2021 pour tous les logements lors de leur mise en vente ou leur location, une note est attribuée : entre A pour les logements les plus performants, et G pour les plus énergivores. Par exemple, deux logements identiques,mais classés D et C, peuvent être vendus avec un différentiel de 5%.

Le saviez-vous ? Les « passoires thermiques » désignent les logements classées F et G sur le diagnostic de performance énergétique, et la France en compte 4,8 millions, selon le ministère de la Transition écologique.

Des aides pour vos travaux

Les aides publiques peuvent financer de 25 à 70 % de vos dépenses, à condition de faire appel à des entreprises certifiées RGE (Reconnus Garant de l’Environnement). En voici les principales en France en mai 2021.

  • MaPrimRenov' : lancée pour les propriétaires en janvier 2020 et élargie aux copropriétaires en janvier 2021, l’aide est calculée en fonction des revenus des bénéficiaires et des gains énergétiques permis par les travaux.
  • Aide « Habiter mieux sérénité » de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) : une aide destinée aux revenus modestes.
  • Dispositif des certificats d’économies d’énergie : dans le cadre d’une obligation encadrée par l’État, les entreprises proposent des primes, des prêts bonifiés ou des diagnostics gratuits pour vous aider à réaliser des économies d’énergie. Ces aides sont accessibles à tous sans condition de ressources.
  • La TVA à taux réduit : de 10 % ou 5,5 % au lieu de 20%, sous conditions d’éligibilité
  • L'éco-prêt à taux zéro (Eco PTZ) : d’un montant de 7 000 € à 30 000 € selon les travaux financés, ce prêt peut être accordé sous conditions à un propriétaire bailleur ou occupant et à un syndicat de copropriétaires jusqu'au 31 décembre 2021.
  • Chèque énergie : un chèque annuel pour aider les revenus les plus modestes à payer leurs factures énergétiques.

Le saviez-vous ? Contactez gratuitement un conseiller FAIRE (Service Public de la Rénovation Énergétique) pour être guidé dans vos démarches sur https://www.faire.gouv.fr/

Pour réduire vos émissions de CO2, valoriser votre bien et faire des économies, vous savez désormais que l’isolation est un investissement durable !

Vous souhaitez plus de solutions concrètes ? Voici d’autres secteurs où vous pouvez avoir un impact facilement !

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